Berne, 9 janvier 2026 | Communiqué de presse

Soutien aux victimes de l’incendie de Crans-Montana et à leurs proches

Image - Soutien aux victimes de l’incendie de Crans-Montana et à leurs proches

La Confédération et les centres de consultation des cantons pour l’aide aux victimes unissent leurs forces pour que les personnes touchées par le drame reçoivent rapidement et sans formalités administratives l’aide dont elles ont besoin, dès maintenant et aussi par la suite. Le Département fédéral de justice et police (DFJP) examine si des mesures supplémentaires sont nécessaires pour apporter un soutien adéquat aux victimes et à leurs proches.

La loi sur l’aide aux victimes (LAVI) prévoit que les victimes d’une infraction et leurs proches ont droit à un soutien. L’aide aux victimes comprend une aide immédiate, mais aussi des prestations à moyen et à long terme. L’aide immédiate est fournie par les centres de consultation des cantons, auprès desquels les victimes de l’incendie de Crans-Montana et leurs proches trouveront l’aide individuelle nécessaire.

La Confédération et les cantons intensifient leur collaboration pour l’aide aux victimes

Au vu des conséquences majeures de l’incendie de Crans-Montana, le DFJP et la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) ont intensifié leur collaboration pour l’aide immédiate. Une première réunion de coordination a eu lieu lundi dernier, sous la conduite de la CDAS. Ces réunions auront lieu chaque semaine jusqu’à nouvel ordre.

Le DFJP y est représenté par l’Office fédéral de la justice (OFJ). L’objectif est que les centres de consultation de l’aide aux victimes disposent de ressources suffisantes pour répondre aux besoins des personnes concernées. Actuellement, la CDAS, avec l’appui de l’OFJ, œuvre à l’harmonisation des prestations d’aide aux victimes dans les cantons. L’OFJ est à la disposition des cantons pour toute autre demande.

L’aide immédiate pour les besoins les plus urgents

L’aide immédiate comprend, selon la LAVI et les recommandations de la CDAS, des prestations médicales, un accompagnement psychologique et la prise en charge de frais de déplacement et d’hébergement des proches. Les centres de consultation informent aussi les victimes et leurs proches de leurs droits et les aident à surmonter le traumatisme de l’événement. Des spécialistes interviennent par ailleurs pour apporter des conseils sur des questions relatives au droit des assurances ou à la procédure pénale. L’aide aux victimes prend également en charge les premiers frais de consultation d’un avocat. À l’heure actuelle, les centres de consultation sont en train d’établir le contact avec les victimes et les familles en Suisse et à l’étranger.

Filet de sécurité de l’aide à plus long terme

L’incendie aura des conséquences graves pour les victimes et leurs proches, qui feront face à des frais médicaux élevés et à des questions juridiques complexes, par exemple concernant les prestations des assurances couvrant la maladie, les accidents et la responsabilité civile. Si l’aide immédiate couvre les besoins urgents des victimes et de leurs proches, les prestations fournies par la suite visent à offrir un soutien suffisant pour faire face aux coûts à moyen et long terme. Pour les prestations d’indemnisation et de réparation, ce sont les autorités cantonales chargées d’indemniser les victimes qui sont compétentes. Elles peuvent verser des avances sur l’indemnisation pour couvrir les frais d’inhumation ou une perte de gain.

La LAVI prévoit par ailleurs que la Confédération peut soutenir financièrement les cantons, notamment lorsque ceux-ci doivent supporter des frais particulièrement élevés pour les prestations d’aide aux victimes par suite d’événements extraordinaires. La décision finale appartient au Parlement. Le DFJP examine si l’offre de soutien existante a des lacunes et si des mesures supplémentaires doivent être prises en faveur des victimes et de leurs proches. Personne ne doit passer à travers les mailles du filet des aides disponibles.