Une aide qui apporte un peu de soulagement

Le terrible incendie de Crans-Montana a causé des souffrances inimaginables à toutes les personnes touchées, les victimes comme leurs proches. Il est d’autant plus urgent que celles-ci reçoivent une aide rapide et sans complications. Et je suis d’autant plus reconnaissante de l’importante contribution apportée par notre système d’aide aux victimes.

De nombreuses personnes blessées dans l’incendie de Crans-Montana sont toujours hospitalisées, certaines encore dans un état critique. Pour les survivants de la catastrophe comme pour leurs proches, surmonter ce drame représente un défi dont nous, simples témoins extérieurs, ne pouvons même pas imaginer l’ampleur. Nous avons donc d’autant plus le devoir envers toutes les personnes touchées de ne pas oublier la souffrance qu’elles endurent, surtout maintenant que les articles deviennent plus rares dans la presse et que d’autres sujets passent au premier plan.

Que nous restions en pensée avec les victimes et leurs proches est donc important, mais cela ne constitue pas encore un soutien concret pour les personnes concernées. Or, elles en ont grandement besoin.

Ce soutien, elles le reçoivent également : en Suisse, nous disposons d’un réseau d’autorités cantonales d’aide aux victimes et d’une excellente loi sur l’aide aux victimes (LAVI) qui définit le cadre juridique. L’aide aux victimes apporte aux victimes et à leurs proches un soutien rapide, sans complication ni formalités excessives sous la forme d’une aide immédiate, remplissant ainsi une mission extrêmement importante.

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L’hôpital universitaire de Zurich fait partie des cliniques qui soignent les victimes blessées dans l’incendie de Crans-Montana.

Conseils et aide immédiate

Le caractère simple et non bureaucratique de l’aide immédiate est rendu possible par une disposition de la loi : si l’aide aux victimes est en principe réservée aux victimes de délits, l’aide immédiate n’est pas dépendante d’une décision judiciaire de dernière instance. Il suffit qu’une infraction ne puisse être exclue et qu’une enquête soit en cours, comme dans le cas de Crans-Montana.

Depuis la catastrophe, les responsables des autorités cantonales d’aide aux victimes sont en contact permanent et coordonnent, en collaboration avec la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), l’aide apportée aux victimes et à leurs proches.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Les victimes et leurs proches peuvent se rendre dans n’importe quel centre de consultation LAVI, idéalement dans leur canton de résidence, et ils y bénéficieront d’un soutien, sous la forme de conseils, d’une aide pour trouver un avocat et d’une aide financière immédiate. Ces prestations sont gratuites pour les personnes concernées. Les montants versés, par exemple pour la représentation juridique ou d’autres besoins, ne doivent pas être remboursés par la suite.

L’aide aux victimes a pour mission première de tout mettre en œuvre pour que les victimes et leurs proches puissent se concentrer sur leur situation et leurs besoins actuels sans devoir se préoccuper de questions pour lesquelles ils ne disposent sur le moment d’aucune ressource. Ainsi, dans le cadre de la coordination mise en place après la catastrophe, il a été convenu que l’aide aux victimes, les assurances et les prestataires clarifieraient ensemble, en arrière-plan, qui prendrait en charge quels coûts. En revanche, personne ne doit présenter une facture aux victimes hospitalisées ou aux proches des personnes décédées.

Annoncez-vous !

Je suis très heureuse que grâce à notre système d’aide aux victimes, nous puissions soutenir au moins dans certains domaines les personnes touchées par la catastrophe de Crans-Montana. Cela ne réduit pas leurs souffrances, mais j’espère que cela leur apporte tout de même un peu de réconfort dans une situation extrêmement difficile.

Conscientes de cette situation, les institutions d’aide aux victimes s’efforcent d’aller proactivement au-devant des personnes concernées pour leur proposer leur soutien. Mais comme elles ne connaissent pas toutes les personnes qui pourraient bénéficier de l’aide aux victimes, je tiens à le répéter : même si vous n’êtes pas sûr d’avoir droit à des prestations de l’aide aux victimes, n’hésitez pas à vous annoncer ! Les collaborateurs se feront un devoir de vous conseiller.

Vous trouverez les adresses de contact ici.

Bild Jacqueline Fehr
Gastautorin Jacqueline Fehr

Jacqueline Fehr, née en 1963, a été élue au Conseil d’État du canton de Zurich le 12 avril 2015 et est cheffe de la Direction de la justice et de l’intérieur. Elle a commencé sa carrière politique en 1990 comme membre du conseil général de Winterthur, puis a siégé pendant de nombreuses années au Grand Conseil du canton de Zurich. En 1998, elle a rejoint le Conseil national et travaillait à l’époque comme conseillère en organisation indépendante et cheffe de projet. De 2008 à 2015, elle a été vice-présidente du Parti socialiste. En 2012, Jacqueline Fehr a fondé l’entreprise individuelle Atelier Politique, qui regroupe ses engagements et ses mandats, ses sièges dans des conseils d’administration et ses différentes fonctions.

Disclaimer

Ce blog a été publié initialement
sur jacqueline-fehr.blog
le 09.02.2026.